Un stage de golf de deux jours gagne à porter sur un seul thème : le petit jeu autour du green, la stratégie de parcours ou le mental. Cet article présente ce que recouvre chaque thème, ce que disent les études publiées sur le putting et la pression, et comment choisir le vôtre.
Pourquoi un thème par stage
En deux jours, il n’est pas possible de reprendre tout le jeu. Un stage à thème concentre le travail sur un seul sujet : la séance de technique du matin l’aborde en détail, puis le parcours de 18 trous qui suit sert à le mettre en pratique, avec l’entraîneur à vos côtés.
C’est le format des stages DavryGolf en Normandie, à Omaha Beach et à Granville, encadrés par Edouard Davry, entraîneur de golf Pro PGA : deux séances de technique de 1 h 30, deux parcours de 18 trous encadrés et un groupe de 6 golfeurs au maximum. Chaque stage porte l’un des trois thèmes : petit jeu, stratégie ou mental.
Petit jeu : approches, bunker, putting
Le petit jeu regroupe les coups autour du green : approches roulées ou levées, sorties de bunker et putting. Ces coups se répètent facilement sur un green d’approches et un putting green, ce qui en fait un thème adapté à deux jours de travail.
Le putting est l’un des gestes les mieux étudiés. Vine, Moore et Wilson (Frontiers in Psychology, 2011) ont suivi 22 golfeurs de haut niveau, d’un handicap moyen de 2,7. Une partie d’entre eux a reçu un entraînement du regard, appelé « quiet eye », avec la consigne de garder le regard fixe plus longtemps avant la frappe. Sur dix tours de compétition ensuite, ces golfeurs ont réalisé 1,9 putt de moins par tour qu’avant l’entraînement, alors que le groupe témoin n’a pas changé. Sous pression, le groupe entraîné a conservé sa durée de regard optimale ; le groupe témoin l’a vue diminuer quand il était anxieux.
L’échantillon est petit et composé de joueurs d’un très bon niveau : les résultats ne se transposent pas automatiquement à un joueur de handicap 20.
Pendant un stage, ce travail s’appuie sur les installations du golf. À Omaha Beach, le site du club mentionne trois zones de pitch and putt. À Granville, il présente un green d’approches avec bunker et un putting green. Sur le Links de Granville, la balle roule, ce qui fait des approches roulées un atout quand le vent souffle.
Stratégie : choisir son club et sa cible
La stratégie consiste à construire chaque trou : où viser, quel club prendre, quel risque accepter. Elle commence avant le premier coup. La règle 4.1b des Règles de golf limite à 14 le nombre de clubs dans le sac pendant un tour (R&A, randa.org) : chaque golfeur choisit donc les clubs qui lui conviennent pour le parcours du jour.
Sur un links comme celui de Granville, dessiné par Harry Colt en 1912 d’après le site du club, le vent et les rebonds changent la façon de jouer. Edouard Davry recommande de bien prendre le vent en compte à chaque coup et de ne pas hésiter à prendre un club de plus. Le travail consiste à définir des zones de visée trou par trou et à accepter un risque mesuré.
Mental : routine, attention, pression
Le mental regroupe la routine avant le coup, la concentration et la gestion de la pression. La revue de Hellström (Sports Medicine, 2009) porte sur les golfeurs expérimentés, professionnels et amateurs de handicap 4 ou moins. Elle relève que la concentration sur un coup à la fois, la confiance, l’imagerie mentale, la patience et la capacité à jouer de façon automatique ont été trouvées importantes en compétition. L’auteur précise que ces variables demandent encore à être étudiées avant, pendant et après le swing.
Beilock et Carr (Journal of Experimental Psychology: General, 2001) ont étudié le putting de golfeurs novices et experts. Leurs expériences indiquent que le putting d’un joueur confirmé fonctionne sans contrôle pas à pas de l’attention, ce qui le rend vulnérable quand l’attention se tourne vers le geste sous pression : les auteurs nomment cet effet « choking ». Dans leur étude, un entraînement à la conscience de soi a supprimé cet effet, alors qu’un entraînement en double tâche ne l’a pas modifié.
Ces travaux portent sur des groupes restreints et se déroulent en grande partie en laboratoire : ils donnent des pistes de travail et ne garantissent aucun résultat en compétition. Notre article Golf, stress et concentration détaille d’autres études.
Où travailler ces thèmes : Omaha Beach et Granville
Les deux stages normands suivent le même format sur deux jours.
- Omaha Beach : le club annonce 36 trous sur 120 hectares et trois zones de pitch and putt. Notre article sur le golf d’Omaha Beach présente le site, et la page du stage de golf à thème à Omaha Beach détaille le programme.
- Granville : le Links de 18 trous (par 72) s’accompagne d’un green d’approches avec bunker et d’un putting green. Voir l’article sur le golf de Granville et la page du stage de golf à Granville.
L’ensemble des propositions figure sur la page stages de golf avec Edouard Davry. Les dates et les prix sont indiqués sur chaque page de stage.
Choisir son thème
- Petit jeu si vous perdez des coups autour des greens : approches, bunkers, putts courts ;
- Stratégie si vous jouez mieux à l’entraînement que sur le parcours, ou si les choix de club et de cible vous coûtent des coups ;
- Mental si votre jeu se dégrade en compétition ou quand le score devient important.
Pour préparer un stage, vous pouvez aussi travailler un de ces thèmes en cours individuel avec Edouard Davry au practice du Parc du Coudray, au Coudray-Montceaux (Essonne). La réservation se fait en ligne sur davrygolf.com/cours-de-golf.
Questions fréquentes
Une routine avant le coup améliore-t-elle les résultats ?
Les études citées ne démontrent pas à elles seules l’effet d’une routine. Vine et ses collègues concluent toutefois qu’un entraînement du regard intégré à la routine avant le coup aide des golfeurs de haut niveau à garder le contrôle quand ils sont anxieux. La revue de Hellström (2009) classe la concentration sur un coup à la fois parmi les points jugés importants en compétition, sans établir de lien de cause. Une routine reste un axe de travail à tester pour vous, sans garantie de résultat.
Le travail du regard aide-t-il au putting ?
Dans l’étude de Vine, Moore et Wilson (2011), la durée du « quiet eye » expliquait 43 % de la variance de la performance au putting, et les golfeurs entraînés ont fait 1,9 putt de moins par tour en compétition. L’étude porte sur 22 golfeurs de haut niveau : elle n’établit pas le même gain pour tous les niveaux.
Pourquoi le putting se dégrade-t-il parfois sous pression ?
Selon Beilock et Carr (2001), le putting d’un joueur confirmé fonctionne de façon quasi automatique, et porter son attention sur le geste sous pression peut le dégrader. Dans leurs expériences, un entraînement à la conscience de soi a supprimé cet effet.
Sources
- Vine SJ, Moore LJ, Wilson MR. Quiet eye training facilitates competitive putting performance in elite golfers. Frontiers in Psychology, 2011. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC3111367/, résumé consulté le 07/11/2026.
- Hellström J. Psychological hallmarks of skilled golfers. Sports Medicine, 2009. https://europepmc.org/article/MED/19757862, résumé consulté le 07/11/2026.
- Beilock SL, Carr TH. On the fragility of skilled performance: what governs choking under pressure? Journal of Experimental Psychology: General, 2001. https://europepmc.org/article/MED/11757876, résumé consulté le 07/11/2026.
- R&A, Règles de golf, règle 4 (règle 4.1b, nombre de clubs). https://www.randa.org/en/rog/the-rules-of-golf/rule-4, consulté le 07/11/2026.
- Zones d’entraînement, Golf d’Omaha Beach (site du club). https://www.golfomahabeach.fr/fr/zones-d-entrainements, consulté le 07/11/2026.
- Histoire et valeurs, Golf d’Omaha Beach (site du club), 36 trous sur 120 hectares. https://www.golfomahabeach.fr/fr/histoire-et-valeurs, consulté le 30/10/2026.
- Golf de Granville (site du club) : Links de 18 trous, par 72, Harry Colt 1912, green d’approches avec bunker, putting green. https://www.golfdegranville.com/, consulté le 07/11/2026.