Golf et mal de dos : le bas du dos figure parmi les zones les plus citées dans les enquêtes sur les blessures des golfeurs amateurs. Cet article résume la littérature sur les zones touchées (bas du dos, coude, épaule, poignet), l’échauffement, les facteurs de risque liés au geste et au volume de jeu, et la place d’un cours.
En cas de douleur, consultez un médecin ou un kinésithérapeute avant de reprendre le golf. Les chiffres ci-dessous décrivent des groupes de joueurs et ne permettent pas d’évaluer votre situation personnelle.
Quelles blessures chez les golfeurs amateurs ?
Une méta-analyse parue dans le British Journal of Sports Medicine en 2024 (Williamson et al.) a regroupé 20 études et 9 221 golfeurs. La prévalence des blessures sur la vie entière y est estimée à 56,6 % chez les amateurs. Une étude prospective auprès de 910 amateurs suivis cinq mois (Robinson et al., 2024) relève une prévalence de blessures de 11,3 % et la juge faible comparée à beaucoup d’autres sports.
Le bas du dos
Dans un suivi d’un an auprès de 588 amateurs australiens (McHardy et al., 2007), l’incidence était de 15,8 blessures pour 100 golfeurs. Le bas du dos représentait 18,3 % des blessures, devant le coude et l’avant-bras (17,2 %), le pied et la cheville (12,9 %), l’épaule et le haut du bras (11,8 %). Chez Robinson et al., la région lombo-sacrée porte la charge la plus lourde (5,93 jours d’arrêt par joueur et par an), devant l’épaule (3,47).
Le coude, l’épaule et le poignet
Chez McHardy et al., le coude et l’avant-bras arrivent juste après le bas du dos, et l’épaule et le haut du bras représentent 11,8 % des blessures. Dans une enquête de 208 répondants (Moon et Kim, 2023), la main et le poignet étaient les zones les plus vulnérables, et l’atteinte du côté externe du coude était trois fois plus fréquente que celle du côté interne.
Les blessures déclarées relèvent surtout de la surcharge : chez Gosheger et al. (2003, 703 golfeurs, professionnels et amateurs), 82,6 % des blessures déclarées relevaient d’une surutilisation et 17,4 % d’un traumatisme unique.
Ce que disent les études sur l’échauffement
En 2001, Fradkin et al. ont observé 1 040 golfeurs amateurs sur trois sites : 54,3 % faisaient une forme d’échauffement. En 2007, leur enquête auprès de 522 golfeuses relevait que 35,2 % déclaraient une blessure liée au golf sur douze mois, le bas du dos étant le plus touché. Celles qui ne s’échauffaient pas régulièrement étaient plus nombreuses à déclarer une blessure (odds ratio de 45,2 ; intervalle de confiance à 95 % de 13,5 à 151,7). L’intervalle est très large, les données sont déclaratives et les auteurs appellent à des études prospectives.
D’autres travaux ne retrouvent pas de lien. McHardy et al. n’observent pas d’association significative entre habitudes d’échauffement et blessure. La méta-analyse de Smith et al. (2018) ne relève aucune influence de l’échauffement sur le mal de dos. Chez Robinson et al., 91,5 % des participants s’échauffaient, et aucun lien avec la blessure n’est apparu. La revue d’Ehlert et Wilson (2019, 23 études) juge les résultats sur le lien avec la blessure mitigés et non concluants. Gosheger et al. rapportent un effet favorable des échauffements d’au moins 10 minutes.
L’échauffement est donc largement recommandé, et la preuve qu’il réduit les blessures de golf reste incomplète. Pour un cours au practice du Parc du Coudray : arrivez 10 minutes avant pour vous échauffer.
Facteurs de risque : âge, volume de jeu et geste
Âge et antécédents. Dans la méta-analyse de Smith et al. (19 études), l’âge et la masse corporelle sont associés au mal de dos lié au golf, et les données prospectives indiquent qu’un antécédent de mal de dos prédit de nouveaux épisodes. Robinson et al. trouvent un risque plus élevé avec l’âge, l’arthrose et une blessure antérieure. Une page est consacrée aux cours de golf pour seniors en Essonne.
Volume de jeu et de balles. Williamson et al. citent deux études qui rapportent un risque plus élevé chez les amateurs jouant plus de trois ou de quatre parties par semaine (seuil différent selon l’étude). McHardy et al. associent la quantité de jeu à la blessure (odds ratio de 3,73 ; intervalle très large, de 1,29 à 10,75). Pour la pratique, Smith et al. relèvent des résultats contrastés : deux études vont dans le sens d’un risque croissant avec le volume, plusieurs ne trouvent aucune différence. Aucune étude consultée ne fixe un nombre de balles à ne pas dépasser. Chez Gosheger et al., le port du sac s’est révélé défavorable pour le bas du dos, l’épaule et la cheville.
Le geste. Les preuves sont minces. Une revue systématique récente (Watson et al.) a examiné 9 études sur la biomécanique du swing et le mal de dos : certains paramètres sont potentiellement associés, mais la qualité des preuves est limitée et contradictoire, sans preuve concluante en faveur de l’idée répandue qui relie le mal de dos à une technique jugée mauvaise. Une revue narrative (Lindsay et Vandervoort, 2014) cite parmi les facteurs possibles des défauts de swing, une faible endurance du tronc et une rotation limitée de la hanche avant.
Le rôle d’un cours de golf
Aucune étude consultée ne montre qu’un cours de golf prévient ou soigne une blessure, et un entraîneur de golf n’est pas un professionnel de santé. Un cours particulier chez DavryGolf se déroule ainsi : on observe ce que fait votre balle, puis on travaille une ou deux priorités, à votre rythme. Le Trackman est inclus dans chaque cours. Signalez à l’entraîneur toute gêne ou toute consigne de votre médecin avant la séance.
Les cours sont donnés par Edouard Davry : entraîneur de golf Pro PGA, membre de la PGA France depuis 2013, DEJEPS mention golf. Consultez les cours de golf au Coudray-Montceaux, en Essonne, et le premier cours de golf au Coudray-Montceaux. Pour découvrir le golf sans engagement : initiation gratuite chaque samedi de 10h30 à 12h, ouverte à tous, 12 personnes maximum.
Réserver un cours
Pour réserver, rendez-vous sur la page des cours de golf ou appelez le 06 17 72 24 03. Practice du Parc du Coudray, route de Milly, 91830 Le Coudray-Montceaux (Essonne). Premier cours particulier d’1 h : 49 €, une fois par personne. Prix sans TVA (article 293 B du CGI).
Sources
- Epidemiology of musculoskeletal injury in professional and amateur golfers: a systematic review and meta-analysis, British Journal of Sports Medicine, 2024. Consulté le 25/10/2026.
- A prospective study of injuries and illnesses among 910 amateur golfers during one season, BMJ Open Sport & Exercise Medicine, 2024. Consulté le 25/10/2026.
- One-year follow-up study on golf injuries in Australian amateur golfers, American Journal of Sports Medicine, 2007. Consulté le 25/10/2026.
- Injuries and overuse syndromes in golf, American Journal of Sports Medicine, 2003. Consulté le 25/10/2026.
- Golf-related sports injuries of the musculoskeletal system, Journal of Exercise Rehabilitation, 2023. Consulté le 25/10/2026.
- Warm up practices of golfers: are they adequate?, British Journal of Sports Medicine, 2001. Consulté le 25/10/2026.
- Is there an association between self-reported warm-up behaviour and golf related injury in female golfers?, Journal of Science and Medicine in Sport, 2007. Consulté le 25/10/2026.
- A systematic review of golf warm-ups: behaviors, injury, and performance, Journal of Strength and Conditioning Research, 2019. Consulté le 25/10/2026.
- Risk factors associated with low back pain in golfers: a systematic review and meta-analysis, Sports Health, 2018. Consulté le 25/10/2026.
- Biomechanical parameters of the golf swing associated with lower back pain: a systematic review, Journal of Sports Sciences. Consulté le 25/10/2026.
- Golf-related low back pain: a review of causative factors and prevention strategies, Asian Journal of Sports Medicine, 2014. Consulté le 25/10/2026.